Récit Provence

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Récit Provence

Message  Alcalnn Blackney le Dim 17 Jan - 21:34

[rp][Aix, arrivée de la Bataille Normande]



Ils étaient resté un pas en arrière de l'avant garde des Orléanais et des Tourrangeaux avec le contingent Béarnais. Ils n'eurent pas la primauté du premier sang, mais eurent leur content dans la nuit lorsque leur coureurs eurent à faire à un petit groupe de rebelles. Ils furent rapidement et proprement occis, afin de ne pas prester main forte supplémentaire aux couards réfugiés dans Aix.

Arrivant du nord eux aussi, on fit lever les couleurs d'In Phooka Memoriam, par le porte étendard, un vétéran normand, Coulis. D'autres bannière s'élevèrent, celle de Mortain, de Conches, de Theil, de Monterolier, de Montpoignant, d'Euphore, du Gévaudan, de Saint Michel... Tout ces fiers et preux bannerets menaient leurs hommes en hommes de guerre avisés.

Si le Duc Lexhor d'Orléans avait choisi de s'octroyer l'entrée nord de la ville et le Vicomte de Monlouis celle du sud ouest, il ne restait plus qu'au hommes de la Rose Noire et d'In Phooka Memoriam d'encercler l'est et le sud de la ville. La bataille du Vicomte de Conches prit position en face du Palais comtal, couvrant toute la route des Alpes. Nul doute qu'aucun Sicaire de Judas ne pourrait atteindre les murs. Les Béarnais eux, se mirent face à l'Église Saint Jean de Malte, gardant la route de Toulon. La encore, judicieux choix.

Le Duc de Mortain, arrivé avec l'avant garde, donnait des ordres pour qu'on sécurise le camp de siège, pendant que le reste de la Compagnie formait un long serpent sinueux cheminant depuis les collines:


-Casmir! Fait moi deux fossés suivit d'un talus. Couvre le de pieux et les fossés de broussailles et d'épineux. Si ils tentent une sortie, veille à ce qu'on rôtisse ses rebelles comme des porcs!

-Il en sera fait ainsi, mon Duc.
répondit le Lieutenant de Mortain avant de propager les consignes en beuglant.

Le Chat, avisa Monterolier et ses Salamandres, tout heureux d'avoir occis quelques rebelle à l'aube.


-Galahad! Fait mettre en batterie nostre artillerie à mesure que le Vicomte de Conches nous les fait arriver. Je veux que toutes visent le centre de la ville, et le Palais Comtal. Dès que tu auras fait cela, fait tirer à blanc l'histoire de les faire trembler un peu ces couards qui se carapatent en leur murs!




Luhpo était à coté de lui, tenant bien droite la bannière du Duc. Il arborait ses armoiries familiales -celle des Lionne- de sable semés de quintefeuilles d'argent, au chef de gueule chargé d'un lion d'argent. Un sourire en coin, le Chat se disait qu'il aurait aimé être aussi jeune et insouciant que le bel Italien. Alcalnn montait son palefroi, tout revêtu de son armure, sa salade bien ancrée sur sa tête et sa visière relevée qui laissait dépasser sa barbe. A son flanc battait Etrecelet, son épée et à son cou pendait la Croix d'Or qui prouvait que c'était un brave et qu'il n'en était pas là à son coup d'essai.

-Lupho, as tu vu Lasteyrie? A moins qu'il soit encore avec le gros des bagages et Conches? Va me le chercher j'ai besoin de ses connaissances en droit canon.

Son jeune escuyer parti tranquillement au trot, s'enquerir de l'ancien Grand Aumonier de France, revenu à la raison depuis peu et qui avait rejoins à bride abattue son ami en Provence. Le Chat mit sa main en visière pour se faire un peu d'ombre. Voyant la longue file d'hommes et de bêtes, il repéra de suite Pierre de Courtalain, Vicomte de Conches, grâce aux hallebardiers Suisse qu'il avait pris à son service personnel en suisse. Les deux hommes étaient frères d'arme depuis longtemps déjà, et commander de concert ne leur posait aucun soucis, l'un ayant parfaite confiance en l'autre. Puis un peu plus loin, Alcalnn avisa un énorme chariot bâché qui contenait la surprise prévue pour les rebelles.



Revenant sur le camp qui était en train d'être édifier, il chercha ses vassaux, Joel et Neville, qui ne devaient être bien loin. Il aurait aimé qu'ils se présentent à lui, il avait besoin de leur confier eux aussi une mission. A Neville, tâche à lui de prospecter dans les environs pour trouver du bon bois, pour charpente. On était dimanche et on avait toute une journée pour préparer les travaux de sape, d'approche et de fortification du camp. Quelques mines, et autres tranchées pour approcher au plus près les bombardes, coulevrines, serpentines et autres escolpettes, des murs de la ville, afin de les faire voler en éclat. A Joel, le plus jeune, tâche de fourrager dans les environs et de voir si on ne pouvait trouver quelques vivres supplémentaires qui seraient les bienvenus.

[/rp]
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Message  galahad* le Dim 17 Jan - 23:13

Paillasses, remblais, tranchées et fortins prenaient de l'allure non loin des murs d'Aix. Galahad sollicitait les hommes pour que tout soit prêt rapidement.
Je ne veux aucune surprise ! Doublez les tours de gardes ! Je ne veux personne inactif ! Entrainez-vous, faites des terrassements, surveillez ! Le Chat vous observe !

Des mulets arrivaient chargés de boulets et l'artillerie s'installait au point sensible. Galahad dicta lui-même les emplacements les mieux situés à ses yeux pour pouvoir bombarder la ville, notamment le Palais Comtal.

Oui, là, très bien ! Que les servants restent à leur poste ! Des victuailles vont vous être apportées ! Je veux près des pièces des couleuvriniers et des hommes munis d'une hache d'arme !

Le camp normand ressemblait à une fourmilière. Chacun savait ce qu'il devait faire. Vétérans et jeunes recrues formaient une communauté unie. Les pièces d'artillerie n'étaient pas toutes arrivées, mais Galahad, souriant à des artilleurs vint à côté d'eux.

Vous ne trouvez pas que les pièces sont enrhumées ? Faîtes les tousser pour voir !

Les pièces, bien en place, crachèrent en blanc. Les détonations résonnaient lugubrement.

Très bien, il ne manque plus que d'ajouter les boulets et les Provençaux verront de quel bois nous nous chauffons !

Galahad vit le Duc de Mortain sur une éminence et s'y dirigea.

Je crois, Messire Duc, que nous sommes prêts à déclencher le tonnerre !
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Message  Alix_de_kerenoc le Dim 17 Jan - 23:21

[rp][Dans le camp Normand... 17 janvier de l'an de grâce 1458...][/rp]

Maintenant qu'elle avait mis au trot son vieux hongre noir derrière son chef de lance, elle n'arrêtait pas de balayer nerveusement du regard les buissons épineux qui longeaient la route où les martèlements des sabots des montures des militaires, résonnaient jusque dans les chaumières même reculées.

Ils avaient dû faire au plus vite pour rejoindre les autres armées déjà en Aix depuis la veille. Et les dernières lieues avaient été éprouvantes avec les nombreuses escarmouches qu'ils s'étaient pris.
Des rebelles voulant sans doute les retarder, les avaient assaillit par petits groupes et ils avaient dû tirer leur épée plus tôt que prévu.

A deux reprises... on s'était jeté vers sa monture et elle n'avait eu la vie sauve qu'à l'intervention des compagnons qui l'entouraient.
A la troisième... alors qu'on l'attaquait encore, elle avait pu repousser son agresseur d'un coup de pied et basculant rapidement sur le côté... elle en avait profité pour lui faire large entaille à son côté, le laissant pour mort aux cailloux du chemin comme tous les autres rebelles .

Le campement des Français se découpait enfin devant eux.
Elle avait mis pied à terre observant les nobles qui donnaient déjà leurs ordres...
Le vicomte de Conches n'avait encore pas fait appel à ceux qui allaient se battre à pied avec lui... alors elle se dépêcha de tendre une corde entre deux troncs d'arbres... et d'y attacher son Stoirm... pour lui retirer les fontes et la selle...

Des tentes basses à deux mâts, à l'aide d'autres compagnons furent montées à la hâte et chacun soufflait et s'affairait à tendre la toile et à tenter d'enfoncer les pieux au sol si aride et caillouteux.

Elle finissait de se redresser... quand elle entendit les chariots de l'intendance faire crisser leurs roues et s'arrêter enfin qu'au fond du camp.
Un moment, elle chercha du regard, fouillant l'espace où des militaires s'activaient de partout, l'ancien lieutenant qui avait fait le chemin avec elle depuis Dieppe et qui avait eu l'honneur de porter l'étendard de l'armée Normande...

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Message  Alcalnn Blackney le Lun 18 Jan - 14:03

[rp][Devant Aix, 3eme jour de siège, Camp d'In Phooka Memoriam]

Le camp des Normands était terminé. Pas question de se laisser surprendre par une sortie des rebelles. Le Chat avait passé sa nuit à étudier les faiblesses de la défense félonne et à échanger des missives secrètes avec l'Empire et le Royaume de France. Il était confiant. Que le Franc Comte agisse comme un Franc Con ne le choquait pas. Il était même content qu'il se comporte à la face du monde en parfait félon.
La réaction Artésienne le fit franchement rire aux éclats, celle de la Bretagne le confirma dans sa décision et enfin, le meilleur, la réaction de quelques curés de bas étage... Franchement pas de quoi s'inquiéter. A vrai dire, les félons avaient tôt fait de monter au créneau, dévoilant un peu comme des éjaculateurs précoces, leur jeu.

Se levant tôt, il dévora une miche de pain qui ne lui avait rien fait et fit descendre une goulée de vin dans son gosier. Il fait beau temps, cela changeait agréablement de la neige de Suisse. Un soleil et un peu de vent vivifiait la nature endormie. Il s'ébroua, enfila son pourpoint armant et appela Vincent, son roux petit page:


-Vincent! Viens m'aider à vestir mon harnois!


Le petit, qui était maintenant passé mestre ès enfilage d'armure, se précipita, tout heureux comme à l'accoutumée de manipuler les tôles finement sculptées aux mesures du Chat. Une fois paré, il sortit dehors, il était tout excité a l'idée de faire tonner la poudre. Il alla donc voir Galahad, qui lui avait affirmé la veille "Je crois, Messire Duc, que nous sommes prêts à déclencher le tonnerre !".
Ainsi il visita les positions. Les sapeurs avaient travaillés d'arrache pieds toute la nuit à creuser des tranchées d'approche sous les remparts de la ville. Il fallait maintenant déclencher le bombardement, juste pour le plaisir.


-Monterolier! Où es tu! Il est temps que nous fassions acte de présence physique et d'effrayer les poules d'en face! Qu'elles caquettent!


Il se plaça en retrait des pièces d'artilleries, et attendit que le tonnerre se déclenche...
[/rp]
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Re: Récit Provence

Message  galahad* le Lun 18 Jan - 22:01

[ Salve de semonce devant Aix]

Galahad, près d’un remblai à observer les mouvements des Aixois, fut averti de la venue du Duc de Mortain et de son empressement à entendre le tonnerre. Il rejoignit les bombardes et vit le Chat lui faire un signe large en montrant les pièces d’artillerie.

Tous les servants, à leur poste de combat ! Prenez les boulets ! Visez en avant des remparts, mais assez près des murs pour que les dindes d’en face s’étranglent d’anxiété !

Les soldats allaient et venaient. Leurs gestes étaient sûrs et les pièces allaient vomir les coups de semonce. Les responsables de chaque bombarde avaient le bras droit levé au ciel, signifiant qu’ils attendaient l’ordre de faire feu. Un dernier regard de Galahad vers le Duc de Mortain. Un simple hochement de tête et Galahad cria :

Feu ! Et si un boulet dépasse les murailles, ce ne sera que mieux ! Ce coup-ci, ce ne sera pas un renard mais un léopard dans un poulailler !



Le fracas se déchaîna. Thor resplendissait au-dessus de la tête des Normands. Une première salve était partie que déjà une deuxième repartait. Les hommes étaient surexcités. Galahad rejoignit le duc de Mortain, lui expliquant les manœuvres des artilleurs et lui faisant remarquer l’optimisme des hommes. Il rejoignit ses hommes pour les féliciter de la part du Duc.

C’est bien ! Mais qui a entamé le rempart Est ?

Je crois que c’est notre pièce, seigneur. Dit un artilleur gêné.

Calva pour vous ! C’est ma tournée !
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Message  Alix_de_kerenoc le Mar 19 Jan - 1:30

[rp][Au camp des Normands, l'armée In Phooka Memoriam...
Salve de semonce devant Aix... 18 janvier de l'an de grâce 1458]
[/rp]

Quand les bâches des lourds chariots aux roues crissantes qui avaient traversé le camp avaient été retirées elle n'en cru pas ses yeux... des pièces d'artillerie encore à monter sur leurs socles.

Rapidement elle avait couru pour aider à la mise en place des bombardes...
Poussant...
... tirant...
.. soufflant...
S'arrachant presque les mains... manquant de se faire écraser le pied à la descente de la plate-forme... maudissant d'avoir laissé ses gants de peaux sous la tente.
Chaque long tubes en fer forgé avaient été disposés ensuite sur un affût de bois solidement fixé au sol par des pieux pour éviter le recul.
Elle avait aidé à pousser les mantelets pour protéger les servants.....
Les boulets de pierre avaient été empilés...
Les tonnelets de poudre roulés...

Les mains qu'elle avait du mal à fermer, Alix avait rejoint rapidement leurs deux montures, pas question que le frison prenne peur et arrache la corde et se barre à travers le camp entrainant son vieux noir avec lui...
Elle s'était mise entre les deux et avait passé une main sur le chanfrein de Faro pour retenir un éventuel cabrage et de l'autre tenait fermement les cuirs...
Un coup d'œil à son compagnons qui aiguisait ses lames...

Maintenant, elle observait avec attention comment les artilleurs s'y prenaient pour faire le pointage... les coins de bois qu'ils avaient enfoncé entre les éléments de l'affût.
Avec de longues cuillers de bois... la quantité de poudre nécessaire fut déposée au fond de chaque canon, et tassée à l'aide du refouloir.
Des boulets glissés à l'extrémité de chaque fût.

Depuis un instant, elle scrutait le seigneur Galahad... attendant l'ordre de tir. Celui regarda une dernière fois vers le Duc de Mortain et là il hurla l'ordre que tous attendaient....

Un...

FEU.... !

... jaillit et au même temps, sans lâcher les cuirs, elle plaqua ses mains à ses oreilles, ouvrant un peu la bouche...
Elle vit s'abaisser ensemble les tiges de fer rougie... à l'ouverture située au dessus de la chambre... et les explosions retentirent.
Au hennissement puissant du grand frison elle eut peur qu'il ne tire brusque... mais il n'en fit rien...
Les boulets furent propulsés dans un vacarme d'enfer faisant gronder l'air autour et elle en ressentit le raclement jusque dans son torse...
100... 200... 400... 600 pieds
L'une vint faire éclater une petite partie du mur d'enceinte et alors qu'un silence se fit brusquement... il fut suivi des sons sourds de la chute les caillasses et les pierres de l'endroit du rempart...

Une deuxième salve qu'elle ne s'attendait pas la fit s'abaisser un peu...
Elle n'avait pas vu une deuxième ligne de bombardes apparemment... car à 8 tirs par jour la bombarde... encore il valait peut-être mieux avoir un couillard...

Une clameur couvrit le camp Normand, à laquelle Coulis ne fut pas en reste ... elle se retint d'y participer pour ne pas effrayer plus leurs montures, laissant glisser un sourire de satisfaction à ses lèvres... à peine un petit tremblement à ses mains...
Les servants allaient pouvoir rectifier leurs pointages...

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Re: Récit Provence

Message  Bec Thomas le Mar 19 Jan - 1:36

[rp][Devant Aix...l'Arrivée du Vicomte de Conches]


Bien des lieues parcourus depuis sa lointaine Normandie, bien des Comtés et Duchés, où ses compagnons avaient empreinté des routes bien sinueuses...
Bien des Gués, des rivières et des fleuves furent traversés de Royaume en Empire...
Ils avaient vu la boue des routes du Domaine Royale et la neige devant Genève.
Là se dressait devant eux Aix, la Provence...une autre aventure, d'autres combats.

Mortain était parti en avant, comme à son habitude, Pierre ne pouvait lui empêcher cela, charge à lui d'éclairer la troupe et d'établir le campement et les défenses...
Il savait que son vieille ami excellait sans se rôle, n'avait-il point connu cela en Bretagne, il y a maintenant deux années...

Conches regarda sa troupe, qui n'était pas mécontent d'arrivée à bon port. Il vit Coulis qui portait fièrement la bannière de l'Armée et Jehan, le petit nouveau, sa première campagne, dont Pierre avait fait son Porte Enseigne...
Tout les autres suivaient Normands, Languedociens et autres...sans râler, surement subjuguer par l'allure des mercenaires que Conches avait prit en Suisse.
Des hommes d'un grand courage, l'infanterie parfaite disait certain, inébranlable et sans pitié...Il s'agissait de deux "Rottes" hallebardiers et piquiers suisses, il formaient une sorte de Garde Prétorienne.
Des mercenaires, très attaché aux écus de leur employeur, cela était surement possible, beaucoup le pensait...mais des soldats très attaché à la parole donnée.



Pierre vit Mortain et salua son ami d'un signe amical de la main...
Les bagages arrivaient, les choses allaient pouvoir se poursuivre.
[/rp]
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Message  coulis le Mar 19 Jan - 7:01

[ Salve de semonce devant Aix]

Une ville au pied de la ville en quelques jours...les armées, fortes de leurs contingents militaires, et de toute la logistique associée qui suivait, avaient fini de coloniser les abords...N'en déplaisent aux Provençaux, la terre sous ses pieds était Normande tant que l'armée In Phooka Memoriam occupait la position...
Du bruit et des clameurs de vie tout autour...des ordres qui s'enchainaient...Les soldats orgueilleux défiaient les remparts de la cité...

Coulis nettoyait et aiguisait ses lames, assis sur une souche aux abords de sa tente...Mécaniquement, les yeux perdus au feu, l'esprit ici ou ailleurs ...Pas d'ordre immédiat...Il avait appris qu'un bien née provençal avait le langage ordurier... Une coutume ici, peut-être...

Cherchant du regard Alix, sa compagne, qui s'occupait des chevaux, il sourit...


Connait pas les femmes d'Ailleurs, celui là...qu'il protège bien son entrejambe...Même...Doit pas connaitre les femmes du tout...d'ici ou d'ailleurs...
Le petit prince vient de se lancer dans une autre guerre...Autres ennemies sans bannière, autrement redouta...

Raaah...


Il sursaute et se lève d'un bond...Une sourde explosion....non...de multiples et sourdes explosions qui détonnent et raisonnent...Son Faro en hennit...

Le Feu Normand...qui crache le Tonnerre...Il se lève et comme au spectacle regarde les impacts...L'un explose à la muraille, lui arrachant quelques éclats de pierre...

Vives clameurs des Normands qui approuvent, auxquelles il participe...
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Re: Récit Provence

Message  maitredarck le Mar 19 Jan - 9:37

Devant la citée, encore dans la tranché à l’abri des palissades, maitredarck en tenue de combats épée et bouclier en mains, n’attend plus qu’un ordres pour bondir sur l’ennemie.

- Nous y sommes mon petit « plume », dit l’homme à son compagnon l’oiseau posé sur son épaule gauche.
Écoute se grondement retentir, c’est la voix du Roy de France et des normands.
Bientôt nous allons tailler, trancher, découper ces hommes sans morales.


Pensant à la missive du sois disant prince de Provence,
Le soldat ajouta, avec un sourire aimant…

-Plume fait moi pensé à donner quelques coups d’épées ou de bottes à ces vaux rien de la pars de nos amies retenue chez nous par leurs devoirs.

L’oiseau secoua la tête pour acquiescer.
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Re: Récit Provence

Message  galahad* le Sam 23 Jan - 10:06

[ Bataille entre Aix et Brignoles, XXIII janvier]

Le combat avait eu lieu. Les épées avaient brillé, les cris avaient été poussés. La haine des Provençaux envers les Français les avaient décidé à la bataille en rase campagne, entre Brignoles et Aix. Un mur de boucliers barrait le chemin de la capitale. Les Français s'étaient regardés, la partie ne serait pas facile. Disciplinés les soldats formaient et resserraient leurs rangs. Les casques brillaient sur les têtes aux yeux sévères. Trompettes et cors résonnaient sur le champ de bataille, les chevaux piaffaient d'impatience, attendant nerveusement une pression sur leurs flancs.

Galahad était excité, mais ne le montrait pas. Il avait participé à tant de combats. Il observait ceux d'en face, analysant les forces en présence. Aux côtés de Foulque, il regardait à sa droite et à sa gauche les soldats Normands, les différentes bannières flottant au vent. Un peu plus loin, il reconnaissait ceux de Touraine et ceux de l'Orléanais. En face, les Aixois braillaient comme des gorets. Contraste impressionnant avec les Français silencieux, non pas par couardise, mais soucieux de se faire un chemin à travers la multitude.

Tout à coup, sur un signal, toutes les armées s'ébranlèrent. Galahad serra la main de Foulque en lui souhaitant bonne chance. Devant eux, la bannière de "In Phooka Mémoriam" tenue fièrement par Coulis. Le combat faisait rage, les hommes étaient en sueur sous les armures. Ca taillait, ça tranchait, ça coupait. L'odeur du sang se mêlait à celle de la poussière.

Galahad entendit plusieurs fois l'ordre de tenir la ligne, puis il vint en contact avec des lances, des épées ennemies. La mêlée était confuse. Hennissements de chevaux, cris d'hommes, râles et appels formaient une cacophonie. Soudain, Galahad vit Coulis être désarçonné par une piétaille volontaire. Un coup de boutoir plus important avait fait entrer les Provençaux dans les rangs normands. Ils étaient attirés par la bannière de l'armée normande. Des soldats s'aggripaient au cheval de Coulis, d'autres tentaient de se saisir des rênes, d'autres encore tiraient sur le manteau du brave Coulis qui se défendait vaillamment, laissant autour de lui des victimes sanglantes.

Il tomba à terre lourdement, tenant toujours fermement la hampe sacrée. Les Provençaux se ruaient sur Coulis à demi-couché. Galahad fonça dans l'attroupement avec son fidèle Zéphyr, renversant des agresseurs. Il sauta à bas de sa monture et reprit en main le drapeau de "In Phooka mémoriam" au moment où, Coulis, dans un dernier geste lui tendait le précieux fardeau. Galahad abattait les soldats qui voulaient s'emparer de l'emblème, bientôt rejoint par Foulque et des preux Normands.


Boucliers ! Hurla Galahad en désignant le corps de Coulis.

Des soldats vinrent faire un rempart, pendant que d'autres constataient malheureusement le décès du brave Coulis. Ils firent un geste d'impuissance devant Galahad.

Emmenez son corps, je ne veux pas qu'ils s'acharnent sur lui en essayant de le dépouiller !

La bataille s'essoufflait. Les victimes étaient nombreuses de part et d'autre. Mais les Normands restaient sur le champ de bataille, pendant que les Provençaux allaient prendre position plus loin, digérant leurs pertes et pour l'instant ne s'aventurant plus à titiller les Français.

Galahad, tâché du sang de ses agresseurs, resta encore debout un instant, jambes écartées, tenant fermement la bannière, ultime défi devant ces Provençaux qui s'établissaient plus loin. Sa respiration saccadée tendait à se ralentir. L'excitation retombait, il semblait comme reprendre ses sens. Puis il donna la bannière à des soldats et s'en alla auprès de la dépouille de Coulis, priez pour lui.
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Re: Récit Provence

Message  Alcalnn Blackney le Sam 23 Jan - 11:50

[LE RP est en gargotte dans "Et bien la guerre"]
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Re: Récit Provence

Message  galahad* le Dim 24 Jan - 12:14

[Deuxième jour de combat ]

Tenez ferme ! Gardez les têtes hautes ! Un Normand ne recule jamais !

Galahad parcourait les rangs, vérifiant d'un oeil habitué les positions. Devant un soldat, il lui dit de maintenir fermement son
arme d'hast. A un autre, il lui conseilla de planter ses flêches au sol, devant lui, afin d'avoir une cadence plus rapide. A un cavalier, il lui signala de mieux serrer ses étriers.

En face, Les Normands pouvaient entendre les Provençaux leur lancer des quolibets. Certains voulurent répondre, mais Galahad interdit toute manifestation de ce genre.


Dîtes-le entre vous mais je ne veux pas entendre de réponses lancer à leur intention. Vous êtes disciplinés ! Vous êtes Normands !

Galahad rejoignit Janturkbey sur un monticule, entouré d'une garde rapprochée.

Alors Fécampois dit Galahad en souriant, j'espère que tu n'es pas trop anxieux. Ne t'inquiètes pas, cela va bien se passer. Nos hommes sont solides. Penses aux conseils que t'ont donné Alcalnn et Patsy ! Si tu veux prendre une initiative dans le combat, réfléchis ! Si elle réussit, tes supérieurs te féliciteront, si tu subis un échec, tu te feras rabrouer ! Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas oser, tu verras dans la bataille si ton regard observe une faute de l'ennemi que tu penses exploiter.

Des soldats apportèrent le drapeau de "In Phooka mémoriam", sur les ordres de Galahad.

Notre valeureux Coulis l'a défendu de son sang, désignes un porte-drapeau, ces couleurs doivent être vues de tous ! Signe de ralliement oblige !

Des cors résonnèrent lugubrement. Les Provençaux attaquaient au même instant. Galahad descendit du tertre pour rejoindre les hommes. La cavalerie ennemie chargeait mais les lames d'Hast normandes brillaient et faisaient refluer les charges tourbillonnantes. Les cavaliers normands attendaient le moment venu pour charger à leur tour, les chevaux s'impatientaient, l'air était empli d'excitation.

Couleuvriniers, apprêtez-vous à faire feu ! lança Galahad. Visez juste ! Au coeur ou à la tête !
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Re: Récit Provence

Message  galahad* le Dim 24 Jan - 12:55

A Brignoles, dans la tour de Cavaillon que les soldats Normands gardaient suite à la main mise par Galahad, les blessés, plus ou moins touchés étaient arrivés tôt le matin. Les uns par charrettes, d'autres comme Alcalnn, Patsy et Foulque à cheval. Ces derniers voulant montrer à tous que malgré leurs blessures, ils pouvaient toujours tenir à cheval et donner ainsi le moral aux troupes.
Les sentinelles veillaient jalousement aux abords de la tour. Personne ne pouvait passer sans autorisation. Elles regardaient passer les blessés sans mot dire. C'était toujours un crève-coeur de voir déambuler les victimes d'une bataille.



Mes amis ! Dit Foulque. Après quelques pansements sommaires, nous nous dirigerons dans la salle de réunion où nous pourrons deviser, établir des plans et compter nos effectifs.

Des chirurgiens palpaient, sondaient, suturaient les plaies avec force de gestes rapides et précis. Dans une pièce, au rez-de-chaussée de la tour deux tables, salis de sang et entourées au sol de charpies et de linges nauséabonds, faisaient office de tables d'opérations. Sur des tabourets, les moins touchés étaient soignés. Des soldats lavaient à seaux d'eau les tables dès qu'elles étaient libérées, pour peu de temps.

D'autres prenaient linges et pansements souillés, sur ordre des chirugiens, pour les poser dehors et y mettre le feu pour éviter tout risque d'épidémie.

Dans un champ, les premiers morts brûlaient sur un bûcher. Des Français ne reverraient plus leur terre natale. Paix pour leur âme.
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Re: Récit Provence

Message  galahad* le Lun 25 Jan - 22:33

[Deuxième entrée dans Brignoles ]

Les Normands avait retraité en bon ordre sur la ville de Brignoles. Seuls, les ordres avaient eu raison de leur obstination à rester sur le terrain. Aucune arme, aucun corps n'était resté sur la garrigue où les odeurs de thym se disputaient à celles de la lavande. Quelques chariots emmenaient les plus atteints, les autres soutenus par leurs camarades ou portés par leurs chevaux suivaient lentement. A l'arrière-garde, Galahad veillait à ce que personne ne reste en arrière.

Il était soucieux, soucieux du silence de Janturkbey à propos du drapeau de "In Phooka Mémoriam". Personne n'était venu se proposer ou personne n'avait été désigné pour le porter. Les soldats ne voyaient pas d'un très bon oeil les couleurs abandonnées. Galahad désigna de lui-même des cavaliers qui répondaient au péril de leur vie s'ils venaient à être enlevé. Menant la colonne, ces hommes , au regard sévère s'étaient serrés contre le porte-drapeau, véritable muraille humaine.

Parallèlement, les troupes de Touraine et Orléanaise suivaient la même direction avec le même mot d'ordre, ne rien laisser aux Provençaux. Il valait mieux reculer pour mieux avancer plus tard. Aucun pessimisme ne gangrénait les rangs, même si certains commencaient à se sentir isolés, loin de Rouen, Tours et Orléans.

Tels des chiens reniflant une proie, les Provençaux envoyaient des cavaliers flairer les défenses des colonnes. Mais le sifflement de flèches les laissaient à bonne distance à chaque fois. Galahad faisait presser le pas, il ne voulait pas que l'obscurité les surprenne. Enfin, des éclaireurs annoncèrent les remparts de Brignoles.

Chose inouie, les moins blessés délaissèrent le soutien de leurs compagnons, les cavaliers blessés redressaient leur buste et c'est en passant sous la porte Saint-François que les villageois virent des Normands fiers dont les pansements rougis laissaient des marques d'héroïsme.
Les soldats de garde regardaient leurs compatriotes entrer dans la ville avec respect. Chacun allait prendre ses quartiers et un repos bien mérité. Galahad regarda derrière lui, il était le dernier des Normands, mission accomplie, aucun retardataire n'avait été abandonné. Remontant les contingents, il parvint au porte-drapeau et à son escorte.


- Suivez-moi, nous devons hisser cet emblême !

Les cavaliers suivirent Galahad et arrivèrent à la tour de Cavaillon où Alcalnn, Patsy et Foulque s'étaient établis. Ce dernier accueillit Galahad et lui fit une accolade lorsqu'il descendit de son fidèle Zéphyr.

- Te revoilà sain et sauf mon ami, j'en suis heureux !

- Je rapporte le drapeau de "In Phoka Mémoriam", je crois que sa place, pour l'instant, est au sommet de cette tour !

Les hommes montèrent à l'endroit désigné. Galahad salua le Duc et le Vicomte.

Tous les Normands sont rentrés ! Je suis heureux de vous revoir, vos blessures glorieuses m'avaient donné souci. Les chirurgiens ont fait du bon boulot. Je bois à votre santé ! Je suis prêt à recevoir vos ordres.
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Re: Récit Provence

Message  galahad* le Ven 29 Jan - 20:19

[XXIX janvier devant Brignoles ]


L’affaire avait été chaude. Les combats furent violents. Dans les cris et la fureur, les armées s’étaient éprouvées avec fracas. Les Français, établis devant Brignoles, avaient tenté de rompre le front provençal qui se dessinait devant eux depuis plusieurs heures.
Galahad regardait les troupes ennemies avec respect. Elles se savaient sur leur sol natal et se voyaient venir à bout de toutes les situations. Il regarda à ses côtés Patsy et Cam, mais derrière leur casque il ne put discerner aucune émotion. Son cœur battait à tout rompre. Allait-il encore vaincre des adversaires comme ces derniers jours.
Des trompettes retentirent et les sabots des chevaux firent trembler la terre. Le trot se transforma rapidement en galop et les rangs ennemis furent abordés dans la poussière et le sang. Les épées s’entrechoquaient, les marteaux perçaient, les lances crevaient. Cavaliers et fantassins se mêlaient confusément.

Galahad se battait avec énergie. Il était en sueur sous son armure. Son marteau faisait son œuvre destructrice. Son bras lui faisait mal, mais il continuait inlassablement à abattre ses adversaires. Il guidait son fidèle Zéphyr à la force de ses cuisses. Au plus fort de la bataille, il aperçut un parti voulant contourner les Français. Un coup d’éperons et Zéphyr arriva rapidement sur deux adversaires. Galahad abattit le premier d’un coup de marteau qui entra dans la tempe droite, mais le deuxième plus vif, alors que Galahad combattait depuis plusieurs minutes. Les coups furent parés une fois, deux fois, trois fois.

L’épée de Galahad lançait des éclairs menaçants. Tout à coup, son adversaire lui fendit son bouclier en deux et rapidement il blessa Galahad à la jointure du bras et de l’épaule
. Une douleur fulgurante s’irradia dans tout le corps. Le coup était sérieux, Galahad se laissa emporter par Zéphyr à l’arrière des rangs français.
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Re: Récit Provence

Message  Angelique. le Dim 31 Jan - 8:06

[Brignoles le 31 janvier 1458, Armée "In Phooka Memoriam"]
Les derniers temps furent très dure, les combats faisaient rage sans arrêt, pratiquement à toute les nuits…la jeune baronne était effondré de fatigue, elle avait vous la plupart des normands tombés au combat. Son cousin et son oncle faisaient partie du lot de blessé.
Il n’y avait que la foi en la cause et la fierté de combattre pour son roi qui poussait la tiote à se battre chaque nuit comme une vrai furie, défiant les coups avec la rage au ventre. Bon nombre d’ennemis avaient péri sous sa lame et celle des valeureux normands qui combattaient à ses côtés. L’esprit de camaraderie était présent et ça lui réchauffait le cœur.
Mais cette nuit fut horrible en tout sens…Jehan venait de tomber au combat et avec lui, le symbole de l’armée "In Phooka Memoriam". Après Conches, voila que lui aussi s’écroula sous les coups ennemis, elle n’avait rien pu faire étant prise avec trois femmes qui l’encerclaient. L’instinct guida son bras…tuant deux d’entre elles…les laissant pour morte…elle réussit à s’éloigner en vitesse de la troisième femme, cherchant désespérement Jehan. Elle ne savait pas s'il était grièvement blessé ou non mais déjà quelqu'un arrivait pour le soigner. Elle lui fit un sourire encourageant et récupéra la bannière de l'armée qu'il lui tendait afin de afin de poursuivre ce qu'il venait de commencer.
Elle la brandit haut dans les airs en signe de ralliement, montrant à tous les survivants normands que cette guerre n’était pas terminée et qu’il y avait encore de l’espoir…
Dans la noirceur, elle quitta la bataille avec les normands indemnes des combats de la nuit, deux guerres et la voila une nouvelle fois à la tête d’une armée…ne sachant pas si elle devait en être fière ou en pleurer.
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Re: Récit Provence

Message  galahad* le Dim 21 Fév - 20:26

Un petit bilan s'impose, non ? Depuis décembre, nous sommes sur les routes du royaume et de l'empire. Nous avons traversé rivières, fleuves, collines et montagnes. Différentes populations nous ont accueilli, d'autres ont eu de la haine en voyant nos couleurs. Nous avons agi en notre âme et conscience, emmenés par des meneurs, nous prévenant que nous n'aurions rien à espérer si ce n'est aventures et combats. Nous sommes partis croisés avec dans le coeur le devoir de bien faire. Qu'il est loin le temps des Lions de Judas ! Nous n'avons pas vu la queue d'un seul mercenaire ! Nous avons emprunté des sentiers de neige, des cols escarpés pour voir le lac de Genêve briller à nos yeux. La ville a subi un siège en règle, j'ai même fait tousser les bombardes contre les murailles de la ville, au grand plaisir d'Alcalnn. Nous étions fébriles et nous avions hâte d'investir la ville. Hélas, deux fois hélas, nous avons du lever le camp en arrachant nos croix. Nous n'étions plus croisés ! Des tractations avaient été lancées, plus ou moins secrètes entre l'Eglise et la ville de Genêve pour arrêter la prise de cette capitale. Nous simples soldats, simples seigneurs, sans rien comprendre au fait, nous nous sommes sentis dépités. S'investir personnellement et ne pas aboutir à un projet. Que penser de l'Eglise ? Que penser des Lions de Judas ? Que penser des Helvêtes ? Nous avons rangé les bannières croisées et après une halte, nous avons été dirigés vers la Provence.

La Provence, pour beaucoup, nous semblait lointaine et ses dirigeants, lois, magouilles, assistances et alliances encore plus. Sans réunion formelle, on nous a pointé du doigt, sur une carte, les villes provençales. Allons-y, d'autres troupes françaises nous suivent, sus à la Provence ! Après la neige et la pluie, nous avons sué sous nos armures, suivant le Rhône et découvrant une terre aride et un soleil omniprésent. Nos chevaux ont foulé cailloux et sable. Nous tenions les guides mais sans grand renseignement. Des on-dit nous annonçaient que la Provence était également repaire de brigands. Lions de Judas ou pas ? Qu'à cela ne tienne, s'il faut faire régner la Justice, nous sommes volontaires.

Nous voilà déboulant sur Aix, puis la prise de Brignoles et de Toulon. Nous avons combattu toujours avec courage et abnégation. Je crois que tout le monde a donné de son sang ! Mais ce n'est pas le plus terrible, car tout Normand connait le prix des blessures, le plus terrible, c'est le manque de nourriture et/ou le prix des marchandises exorbitant dans ces villes du Sud. Habitué, comme ancien, aux privations depuis la longue guerre de Bretagne en 1456, j'ai souvent pensé aux jeunes recrues qui devaient se demander dans quel guêpier, il s'était mis. Car il n'est pas simple pour un jeune soldat de combattre et ne pas savoir si l'intendance suit derrière lui.

Si je dois regarder en arrière, je dirai que ce conflit est long par sa durée, est loin par sa distance, pour nous Normands, est nébuleux dans ses grandes lignes pour le simple quidam que je suis. Je ne rechigne pas à servir et à suivre ou devancer mes amis, mais, à mon avis, nous sommes trop souvent oubliés pour recevoir des bribes de renseignements. Depuis que nous sommes sous le soleil, nous avons appris que les dirigeants provençaux n'étaient point de bons gestionnaires, limite fêlons à l'empire et avides de pouvoir et de richesses au détriment de leur population. Nous l'avons appris en lisant différentes dépêches, mais il n'est plus question de brigands.

Je ne suis pas ambassadeur, mais je ne comprends pas pourquoi des troupes royales vont faire la loi sur des terres de l'empire alors que ce dernier n'a pas bougé un pouce en sachant les désirs mégalomanes de provençaux à vouloir faire sécession. Je sais, je ne suis que soldat et je n'ai pas à entrer dans les pourparlers et tractations des grands de ce royaume, mais une lueur d'explication aurait été appréciable.

Nous sommes des pions sur un échiquier, nous sommes poussés au gré des idées, des pensées. Si nous rencontrons un adversaire, il faut tout faire pour l'abattre, vaincre ou mourir ! Prendre une ville, nous la prenons. Combattre, nous combattons. Avançer, nous avançons. Nous sommes bons soldats, nous obéissons. Avoir un idéal, oui j'en ai un, servir et protéger. Je sers mon Roy et je le protège en premier lieu, mais aussi, je sers et protège les populations qui sont en péril, mais les Provençaux sont-il en péril ? Ou agissons-nous pour destituer un groupuscule ? A lire les différents courriers, chaque camp crie victoire. Si victoire il y a, elle sera pour celui qui reste sur le champ de bataille. Au jour d'aujourd'hui, rien n'est fait. Les alliés et renforts de chacun sont attendus, espérés, même si des Génois ont jeté l'éponge et sont partis de Provence, menacés qu'ils sont sur leurs terres.
Je ferai mon devoir encore et toujours mais ce conflit aurait été plus compris avec des informations.
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Re: Récit Provence

Message  coulis le Dim 21 Fév - 21:29

Coulis, assis dans un coin sur une botte de paille, l'épée au coté, écouta Galahad* parler...
Il ne pensait pas qu'il fut seul à penser ce qui venait d'être dit...il en connaissait d'autres, mais lui préférait se taire...
Il sourit à son discours...Galahad* était plus à même de dire...comment dire ? De dire plus sagement...Coulis n'était pas diplomate...

La fatigue aide aux idées noires...et fatigué il était...d'avoir rejoint tard les armées...d'avoir fait seul avec Alix, et si longtemps courru après les armées, pour ne rejoindre qu'en bourgogne... et d'y avoir laisser tant de vivres...quelques jours de travail à peine...fort heureusement ils étaient bons gestionnaires...s'ils avaient eu 20 pains depuis qu'ils faisaient bénévolement...même pas sûr...

Il regarda son épée, son bouclier...fraichement achetés qu'il se demanda encore comment il avait réussi à se réarmer seul...
Tant fait...tant donné...et si peu d'information en récompense...qu'il fallait arracher...Ailleurs pour la plupart du temps...

Il pensa à tous les soldats moins riches...qui laissaient leurs champs à l'abandon...Mais qui devraient travailler d'arrache pied pour payer leurs nombreux impôts à leur retour...s'ils n'y laissaient la vie...
Il espérait que la prise des villes aurait renfloué leurs nobles pour qu'ils fassent un geste...qu'ils réarment et réapprovisionnent leurs hommes...

ça, ils pouvaient être fiers, les grands de France...d'avoir des soldats capable de s'entretenir et de supporter tout le poids financier de la guerre sur leurs propres deniers...et de répondre présent encore...d'y retourner donner leur sang...

Il alla quémander les ordres...
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Re: Récit Provence

Message  galahad* le Sam 27 Mar - 18:41

Galahad, malgré un restant de fièvre, avait décidé de quitter quelques instants l'infirmerie pour parcourir les rues de Toulon.
Après s'être revêtu d'un manteau pour cacher sa chemise déchirée et son pansement rougi au niveau de l'épaule, il déambula dans les différentes ruelles et places, se mêlant à la population.
L'effervescence était à son comble à différents carrefours. Les villageois parlaient des victoires provençales sur Forcalquier.
C'était à celui qui ferait le plus de hauts gestes. D'autres, près des tavernes chuchotaient à voix basse et laissaient entrevoir des dagues menaçantes à leur ceinture. Sur le marché, les denrées devenaient rares ou les prix étaient exorbitants. En regardant de plus près, Galahad voyait certains clients passer derrière des étals, puis après avoir entrebâiller une tenture, ils se faufilaient derrière avant de réapparaître avec un panier plein. Il fallait se douter que les Toulonais avaient un marché parallèle afin de ne pas favoriser un Français s'il venait à voir un produit à un prix normal.

Tout à coup, des cors sonnèrent et les habitants les plus acharnés à haïr les Français se turent rapidement. Galahad se hâta vers la porte du Portalet protégée par la tour du même nom. Il eut un large sourire en voyant revenir l'armée In Phooka Mémoriam, puis il se ravisa car dans les rangs se trouvait un convoi de blessés plus ou moins grièvement atteints. Galahad reconnu Patsy précédant sa bannière.


Alors baron, ces Catalans, vous les avez neutralisé ?

Galahad ne savait pas s'il avait eu réponse car son attention se porta sur les blessés. Les charrettes étaient bondées. Les plus valides laissant tomber un bras par-dessus les ridelles pour réclamer un peu d'eau. Des gémissements se faisaient entendre malgré la précaution des conducteurs. Les Toulonais regardaient entrer l'armée française sans un mot mais les regards en disaient long sur leur pensée. Un enfant voulut donner un verre d'eau, mais il fut empêcher par un adulte qui le fit tomber sur le pavé. Le verre roula au milieu de la ruelle avec un tintement lugubre. Galahad releva l'enfant et tout en le remerciant pour son geste l'invita à s'écarter des convois. Galahad pressa le pas pour retrouver Patsy.

J'ai eu des nouvelles baron. Les armées provençales ont quitté Forcalquier ce jour, emmenées par Hersende et Lila. Reste à savoir si elles se dirigent sur nous. Nous devrions lancer des patrouilles dans la campagne environnante, ne croyez-vous pas ? De plus, j'ai appris que les Suisses devraient quitter le sol de la Provence pour revenir rapidement sur Genève, les Lions de Judas font de nouveau parler d'eux là-haut !

Galahad pensait avoir donné de bons renseignements, sa blessure le fatiguait, il ne pouvait plus suivre les cavaliers. Il s'adossa au mur d'une maison pour reprendre un peu de force et de souffle, puis il regagna l'infirmerie.
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Re: Récit Provence

Message  Alcalnn Blackney le Lun 29 Mar - 14:45

[rp][Forcalquier, Ve jours]


Troisième jours d'assauts. Le Chat le savait. Il aurait fait a peu près pareil si les rôles avaient été inversés. Sauf que lui d'entré aurait attaqué avec l'armée intra muros. Une sortie des assiégés plus une attaques d'Aix, voilà qui aurait permis plus rapidement aux rebelles de s'en sortir. Peu importe! César n'avait il pas repoussé les Gaulois des deux côtés de la circonvallation? Ils feraient pareil.

L'attaque vint d'abord de la ville, le côté le moins bien défendu. Les canons français n'étaient pas bien positionnés et on en vint rapidement au corps à corps après les salves régulières des archers Basques qui empalèrent plus d'un maoïstes sur place.


-Compagnons, mes frères d'armes! C'est le jour pour expliquer à ces homoncules que nous assiégeons depuis des éons qu'ils ne sortiront pas d'ici vivants! Du Sang et des Âmes! Tenez la ligne!


Et ainsi fut il fait. Neville et sa hache d'arme en avant, suivit de Maitre Darck, en porte étendard, la bannière azure et sable bien en vue, suivit par les périgourdins, l'orléanais et les hommes de Mortain, lui même chevauchant.
Le choc fut brutal. Le crissement du fer sur le fer retentissait de tout côté ponctué du chant des mourants. Douce mélopée enveloppante. Il n'y a pas de chœur céleste, pas de quinte juste, pas de chants grégoriens lors d'une bataille, car la guerre à son chant propre, un chant en instrumental et vocalises bien particulier. Aucun trobador n'avait réussis jusqu'à présent à en rendre la sonorité.

Le Mestre Chancelier de l'Ordre de Saint Michel, trouva face à lui un pauvre hère, qui le menaça peu, un bon estoc dans la poitrine et le bougre fut envoyé ad patres:


26-03-2010 04:07 : Vous avez frappé Pelli. Ce coup l'a probablement tué.

Triste vie que celle du piéton, pauvre homme qui n'aurait pas du quitter son champ, car la guerre n'était pas faite pour les faibles.
En parlant de faibles, Alcalnn vit le maire de la ville, tout occupé à beugler des ordres à sa milice qui se faisait tailler en pièce par les hommes aguerris qui composaient les troupes alliées.
Il le chargea et passant à sa portée lui asséna un taillant de haut en bas que le maire esquiva de justesse. Faisant caracoler sa monture, le Duc de Mortain revint à la charge, et cette fois-ci, fit dévier l'arme des mains du maire et lui décolla proprement la tête. Sang et os mêlés.

26-03-2010 04:07 : Vous avez frappé Monfort. Ce coup l'a probablement tué.
C'est alors que les tambours de guerre se firent entendre au sud est. A marche forcée les troupes Marquisales se dépêchaient de venir prêter main forte aux assiégés; trop tard, ils se débandaient et fuyaient de toute part, la victoire revenait aux alliés.
D'un puissant coup de cor, Alcalnn battit le rappel de ses troupes:


-BrrrrrrrrRRRRRRRRRRRoooooooooooOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOo, reformez les rangs et à vos positions au sud! Hardis compagnons! Vous avez bien besogné! Les Forcalchiens sont en déroute! Montjoie! Montjoie! Du Sang et des Âmes!


devançant sa troupe, il vit que son porte étendard était toujours debout. Brave et fidèle Maitre Darck, il faudrait en faire un chevalier quand on rentrerait... Tiens à propos, une fulgurance le traversa, il se demanda en se moment où étaient Luhpo et Pitt, ses deux futurs vassaux... Puis il se souvint que Muad était mort, non loin d'ici. Sa fureur en fut décuplée. Arrivé près de leurs retranchements sud, il prit sa position. Quelque part un officier d'artillerie beugla:

-Canoniers! Mise à feuuuuuu... BAOUM!


Les fûts crachèrent leurs morts et la fumée de poudre se répendit sur toute la ligne alliée, rendant peu visible le combat. Laissant là son destrier épuisé -car après un combat, une bête morte ne vaut rien- il mit pied à terre et retrouva ceux de sa lance:

-Morts aux félons mes braves! Tuons ses gueux jusqu'au dernier! Pour l'Empire! Pour le Roy! Pour le Très Haut! Du Sang et des Âmes! firent ils en se jetant sur la masse adverse qui leur courrait sus. Rapidement au cœur de la mêlée, le Duc de Mortain avisa une femme d'arme, tout de fer vêtu qui semblait faire des ravages. Une prise de guerre assurément! Alcalnn s'approcha d'elle et para de son écu le coup ajusté. Puis répondant d'un estoc profond, il finit par en venir à bout:

26-03-2010 04:08 : Vous avez frappé Misslafan29. Ce coup l'a probablement tué.

C'est alors que surgit un nouvel adversaire, le prenant au dépourvu. Cette dernière, une femme, brisa son bouclier où l'on ne reconnaissait plus ses armes. Se faisant elle lui cassa le bras dans un craquement sinistre qui le fit chanceler. Peinant, il parvint à rejoindre ses lignes, mais tout autour de lui, ses compagnons se débandaient, qui plaqué au sol dans sa course, levant les mains, implorant la pitié, recevait l'extrême onction d'une miséricorde dans le cœur, qui tentant de résister était submergé par le nombre injuste d'attaquant. Qui comme lui avaient de la chance, trouvait le salut dans un prompt et rapide repli, lorsque retrouvant sa monture, il mena les survivants des siens vers un abri, où nul ne pourrait les y déloger, et où il avait demandé à son jeune page, Vincent de les y retrouver, sentant le vent tourner... Que Dieu bénisse les sauvetés.

La guerre était toute sa vie.
[/rp]

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Re: Récit Provence

Message  Alcalnn Blackney le Mar 20 Avr - 23:33

[Abbaye du Thoronet, le XXe jour du mois d'Avril, 1458]

Alcalnn était heureux comme un Chat a qui on venait d'offrir un bol de lait fraichement tiré de la vache. Il était en pleine forme et avait encore fait chier pour la troisième fois consécutive les bonnes sœurs du couvent. Sans oublier en plus, qu'il avait son vassal Neville de la Brée au Mont à ses côtés. Tout roulait quoi. Sauf peut être avec sa douce. Pas de nouvelles. Peut être devrait il lui écrire? Bas après tout, une petite lettre ne ferait pas de mal. Ne serait ce que pour dire, "youhou je suis en vie".

Il passa à ses hanches sont harnais et son Etrecelet après avoir enfilé et lacé son pourpoint armant qui était rafistolé des coups précédents. Son harnois, lui aussi réparé par un faure du coin semblait pouvoir tenir le coup encore un temps. Sa salade était aussi fichtrement bosselée et son écu méconnaissable. Mais baste! Il était en pleine forme. Peut être un peu amaigri. Mais qui ne l'aurait pas été après trois blessures mortelles et une sérieuse? Le Chat n'avait plus beaucoup de vie à son actif.

Il supervisa avec Vincent, son jeune page, harnachement de leurs affaires sur un roncin qui servirait de cheval de bas. Puis il hissa le jeune garçon sur son rocin et monta son destrier. Il ne restait plus qu'à partir.

-Prêt, mon bon Neville? Alors en route!


Ils quittèrent sous le regard désespérés des nones, qui se doutaient qu'elles auraient certainement à les revoir. Ils avancèrent ainsi une bonne partie de la matinée, en silence, car ils avaient eu assez de temps pour discuter à l'abbaye avec la convalescence de chacun. Et puis Alcalnn avait a réfléchir sur la suite des évènements. Ses troupes soldées s'étaient repliées avec le reste des hommes et s'étaient ralliés à Arles, puis Usèz. Combien étaient encore en vie? Qu'était il advenu du Pierre, d'Actarius, de Corbeaunoir? De sa douce, du Connestable de France, de la Princesse? Il aurait du boulot quand il re-rentrerai sous la tente de l'état major.

La garrigue défilait devant leurs yeux, comme un paysage morne et taciturne. Comment pouvait on être un peuple accueillant avec un pays pareil? Honnêtement? Il aurait bien aimé tâter le foulard de sa douce, mais voilà, il l'avait perdu et ce réconfort lui était refusé. Alors que Vincent fredonnait un air de campagne militaire -décidément ce garçon vieillissait trop vite- déluré, Alcalnn repéra un mouvement dans des buissons. Sa moustache de Chat aurait peut être due frétiller mais elle ne le fit pas. Du moins pas assez rapidement.

-Oh oh, mais qu'avons nous là?

-D'rrrrait un grrrrrrrrros p'sson. De grrrrrrrrrrrrrrros p'ssons.


-Ouaaaaaaaaaaais.


Une bande d'une petite lance de fourrageurs leur faisait face. Surement que deux autres poitaient leurs arbalètes sur eux.


-Tiens, des rats et de gros rats. Que nous vaut l'honneur?
fit le Chat, qui pensait en lui même qu'il était un poisson chat.
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Re: Récit Provence

Message  Alcalnn Blackney le Jeu 22 Avr - 20:21

Neville a écrit:Neville s’était préparer, un peu a la va vite. Après sa convalescences il avait profité d’aller à la taverne du village, et y avait quelques sympathique rencontre, des gens bien et chaleureux. Ca avait été un vrai bol d’air pour lui, et il était plus enthousiaste qu’auparavant.

Il avait été faire ces au revoir avant de partir, et s’était attardé un peu plus qu’il ne désirait. Il avait profité d’encore un verre…bon d’accord deux. Et Maintenant il fallait repartir maintenant, ca le rendait tout gaillard.

Son matériel était en piteux états par contre. Son doublet armant avait été rafistolé avec les moyens du bord, quant à son harnois…mais fois il le protégerait encore un peu, mais il avait bien d’une cure de jouvence. Il avait été un peu réparé dans la mesure des finances disponibles. Il avait réussi, par on ne sait quel miracle, à retrouver sa hache perdue lors de la précédente bataille.

Qu’importe, il était prêt à repartir, Affaires harnachées !

-Prêt, mon bon Neville? Alors en route!

Il répondit d’un simple signe de tête et ils se mirent en route. La matinée passa silencieusement, ils avaient déjà beaucoup discuté quand ils étaient en rémission, grand plaisir car malgré qu’ils aient été proche lors des ces derniers mois de guerre ils n’avaient pas eu beaucoup de temps pour parler.

Un petit bruit, un surgissement plus tard, ils se retrouvèrent devant un petit groupe de fourrageurs qui déjà se voyait repartir avec leurs biens.


-Oh oh, mais qu'avons nous là?

-D'rrrrait un grrrrrrrrros p'sson. De grrrrrrrrrrrrrrros p'ssons.


-Ouaaaaaaaaaaais.



-Tiens, des rats et de gros rats. Que nous vaut l'honneur?

« De gros rats en effet » pensa Neville, qui posa lentement la main sur la lame de sa hache, prêt à la faire Jaillir de la boucle de son ceinturon. Il s’avança à la hauteur de son suzerain, attentif au moindre de signe de ce dernier, prêt à passer a l’attaque, se tenant tranquil en attendant. La main prête à dégainer sans pourtant le montrer trop ostensiblement.


- Il me semble que ces rats n'ont pas appris la politesse, il serait peut être bon de leur fait un rappel? rajouta Neville

Le Chat était à l'aise d'apparence, même si pour ceux qui le connaissait, un léger froncement de son front indiquait une recherche d'issue favorable au guet-apens. Il cogitait fermement et surement. Comme il l'avait pressenti, deux vilains sortirent leurs sales trognes de derrières de maigres buissons, portant pour l'un une escolpette et pour l'autre une arbalestre. En face, en arc de cercle, se trouvait pelle mêle deux vougiers, et trois hommes équipés d'armes plus courtes. Badelaire pour l'un, qui d'une masse pour l'autre qui d'un grand coutelas pour le dernier. Ce qui gênait le Chat c'était qu'ils semblaient ne pas appartenir à une mesnie marquisale, mais plutôt des éléments irréguliers qui s'étaient si bien accointés avec les forces rebelles.

-Oh tout doux m'sires. Vous s'blez pas comp'end'e c'qu'il vous arrive là. C'est qu'vous êtes n'os hôtes m'tenant.

-Je ne crois pas non.


Le grassouillé mal rasé au coutelas qui semblait avoir le plus de jugeote -enfin tout est relatif- s'esclaffa:


-C'toujou's pa'eil avec vous aut'e nobliaux. Vous c'oyez toujou' qu'on 'igole. Mais là on 'igole plus du tout.

Le Chat eut un sourire carnassier et portant sa main à sa barbe, il fit un petit signe discret à Neville pour qu'il se tienne prêt. Et puis on pouvait toujours compter sur le jeune Vincent pour jouer de la miséricorde. Le tout était d'enclencher avec un net avantage l'action.

-Z'allez gentiment nous donner vos montu'es ca' au moind'e geste, on vous escolpette!

Alcalnn ne pipa mot et laissa sa main farfouiller sa barbe pendant que l'un des bidet qui avait transformé un fer de charrue en arme s'approchait pour saisir ses rênes et son compère en faisait de même pour Brée au Mont. Alors qu'il était bien proche, le Duc de Mortain talonna son destrier, qui habitué au sang et à la méchanceté se cabra et abattit ses sabots sur le malheureux, le piétinant joyeusement. C'est alors qu'un carreau vibra dans l'air à un pouce de la tête de Brée au Mont et que le tir de l'escolpette fi long feu, provoquant un gros nuage de fumée autour des deux embusqués.

Tout se passa très vite. Vincent, le plus jeune et le plus prompt, sorti sa dague et fonça droit sur les embusqué, du haut de son roncin. Il culbuta par surprise l'arbalestrier qui tentait vainement de retendre sa corde à temps et on entendit distinctement le doux craquement d'un os qui se brise.

-Du Sang et des Âmes! Brée! fit le duc en désignant le vougier et l'autre argoussin mal fagoté. Ce serait ses cibles.


Pendant ce temps, Alcalnn avait dégainé Etrecelet, sa longue une main et demi, et chargeait le bouseux, graisseux et ventripotent... on aurait pu rajouté crasseux, marquisant et hérétique, mais ca aurait fait beaucoup. Malgré sa masse et sa laideur, l'homme n'était pas dépourvu de réflexe. Il esquiva promptement le Duc de Mortain et couru jusqu'à leurs montures, qu'ils avaient entravées un peu plus loin pour ne pas que les normands les entendent...


[hrp: vive les RP superman! Laughing mais bon j'ai occis 3 d'un coup lors de l'assaut sur Forcalquier mouhahaha!]
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Re: Récit Provence

Message  Neville le Sam 24 Avr - 16:25

Neville resta calme a la hauteur d’Alcalnn, et se dit qu’un chat retombait toujours sur ces pattes, ca serait du moins l’occasion de vérifier l’adage se dit-il un léger sourire au coin des lèvres. Bref, ce n’était pas le moment, il repéra le léger signe et saisit sa hache un peu plus fermement. Attendant la suite. Rien ne se passa jusqu'à l’approche des deux compères. Et soudain tout se passa très vite. Un cabrage sonna la charge !

Neville, sentit le carreau vibrer non loin de sa tête et se dit que celui la avait bien faillit s’appeler « adieu Neville ». Décidément il faudrait qu’il remercie son ange gardien, il lui avait déjà sauvé la mise pal mal de fois durant cette guerre. Mais la question n’était pas la pour le moment, Neville fit jaillir sa hache, alors qu’un épais nuage faisait son apparition, et l’abattit violemment sur celui qui essayait de s’accaparer les rênes de son cheval et qui était resté ahuri devant la scène de mort qui se jouait devant ses yeux.


Du sang et des âmes !répétât-il dans un grondement enthousiaste

Il talonna sa monture, qui partit au galop en direction du vougier. Il le va sa hache prêt à l’abattre sur ce brigand de bas étage. La hache avait l’avantage de couper les têtes proprement quand on ne la maniait pas trop mal. Quand on aimait le travail bien fait il n’y avait rien de tel ! Mais il fallait être assez précis et aussi compter sur la bonne volonté de l’adversaire. Hélas sur le coup la le vougier eut la bonne idée de parer le coup de sa vouge. Neville sentit tout son bras vibrer quand les deux armes s’entrechoquèrent.

Il tira sur les rênes pour faire demi tour aussi vite que possible, repéra ce maudit vougier qui voulait échapper a la lame de sa hache et repartit à la charge. Cette fois-ci le vougier était prêt, Neville leva sa hache, Vit la vouge qui s’approchait dangereusement. Il la sentit heurter son épaulière et passer par-dessus celle-ci et il abattit sa hache en plein dans la poitrine du malchanceux. Il entendit un craquement quelque peu sinistre et laissa la hache en souvenir dans la poitrine de ce vougier, qui avait manqué se cible de peu…dommage pour lui.

Il arrêta son cheval pour regarder ce qui ou en était sont suzerain et son page, et voir si d’autres des ces sales fourrageurs voulait lui chercher des crosses.

Neville

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Re: Récit Provence

Message  Alcalnn Blackney le Sam 24 Avr - 17:51

Le jeune Vincent était au prise avec le porteur de l'escolpette, plongé dans un espèce de brouillard blanc, due a la poudre qui avait fait long feu. Ce dernier essayait de l'assommer avec le bout de l'arme, mais agile et monté, Vincent ne se laissait pas faire. Cependant, ce n'était pas avec sa miséricorde, qu'il pouvait frapper efficacement.

Un peu plus loin, Alcalnn avait rattrapé le chef du groupe de fourrageur alors que ce dernier parvenait à se mettre en selle. Le Duc de Mortain lui lança:


-Alors mon bon gros rat, on quitte le navire? Tu sais, on me surnomme le Chat, je vais te montrer que je sais jouer avec les souris dans ton genre.


Crispé, le bonhomme gras le chargea, badelaire en avant. Surpris mais pas démonté, le Chat fit faire un bas de côté à sa monture qui mordit en passant celle de son adversaire, provoquant une ruade qui déstabilisa le malheureux, pendant qu'il parait le coup de l'arme barbare de sa longue une main et demi. L'affreux mit un peu de temps a reprendre en main sa monture qui saignait de la croupe à cause de la morsure lorsque le Chat chargea et comme sa monture percutait l'autre de côté, cette dernière s'effondra, sonnée, emportant son cavalier avec elle. Descendant de son destrier, Alcalnn saisit Griffe de Chat, sa miséricorde et s'approcha du vilain qui tentait de se dégager de son roncin assommé.

-Pauvre rat. Tu es fait. Ainsi soit il. N'y voit rien de personnel, un Chat retombe toujours sur ses pattes. et il enfonça malgré les protestations et les pitiée du gueux, sa dague droit dans le cœur, provoquant d'affreux gargouillis et bulles de sang dans sa bouche.

Essuyant son arme sur le pourpoint sans manche graisseux du mort, Alcalnn prit soin de rattacher la monture de son adversaire: on en avait jamais assez. Puis remontant en selle, il retourna voir si Neville ou Vincent avaient besoin de son aide. Neville avait fraichement abattu son homme et l'autre s'était enfuis. Il ne restait plus que de savoir où était Vincent. La fumée de l'escolpette s'était dissipée, mais aucune trace des deux assaillants, ni de Vincent; le Chat eut un mauvais pré-sentiment. Il n'apercevait pas non plus le ronçin qu'avait monté son jeune page.


-Neville, viens avec moi, fouillons là où étaient les embusqués.


Ils montèrent le petit talus broussailleux et tombèrent sur les restes de l'arbalétrier, piétiné par le combat qui avait eu lieu. Un peu plus haut ils tombèrent sur Vincent, inanimé, étendu sur le dos. Il avait une vilaine plaie à la tempe et semblait complètement assommé. L'homme avait dû l'assommer et s'enfuir avec sa monture. Dommage. Il tata le poux du garçon et vit qu'il était régulier.

-Attendons qu'il se réveille, peux tu faire du feu, autant déjeuner, vas voir du côté des chevaux qu'on laissés les morts et fais attention, il en reste deux dans les parages, bien que je pense qu'ils ont eu leur compte. Veille aussi à ce que la mule de bas ne s'enfuit pas. On aurait l'air idiot sans nos harnois.


Il veillerai sur Vincent, le temps que Neville installe un bon feu.
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Re: Récit Provence

Message  Neville le Mar 27 Avr - 4:07

Neville descendit de sa monture, récupérer la hache qui était resté dans sa victime. Il le retira d’un geste brusque, l’essuya un peu dans l’herbe non loin, et la remit au ceinturon. Alcalnn arriva, tout avait l’air de s’être bien passer pour lui.

-Neville, viens avec moi, fouillons là où étaient les embusqués.

Ce n’est que la que Neville remarqua l’absence du jeune Vincent. Il suivit donc son suzerain et ils commencèrent à fouiller l’endroit. En montant un petit talus ils tombèrent d’abord sur le corps inanimé de l’arbalétrier, avant de trouvant le jeune page face contre terre. Il avait été proprement assommé.

-Attendons qu'il se réveille, peux tu faire du feu, autant déjeuner, vas voir du côté des chevaux qu'on laissés les morts et fais attention, il en reste deux dans les parages, bien que je pense qu'ils ont eu leur compte. Veille aussi à ce que la mule de bas ne s'enfuit pas. On aurait l'air idiot sans nos harnois.

Neville acquiesça et s’exécuta. Il partit d’abords chercher la mule de bas, main sur sa hache les sens aux aguets, elle pourrait toujours faire un bon butin pensa-t-il. Il la ramena prés d’eux, et l’attacha à un arbre, bien en vue.

Puis il partit ramasser du petit bois et quelque plus gros morceau, pour démarrer le feu. Il prit son briquet et massa fit un petit tas d‘amadou, puis battant son briquet finit par réussir à obtenir d’abord une braise, et finalement un petit feu. Il mit lentement les branches un peu plus grosse qui lentement commencèrent à être ronger par les flammes.


- J’n’aime pas trop savoir ces deux bandits dans la nature…il pourrait aller chercher des renforts ou retenter leur chance pendant qu’on déjeune…

Neville n’était pas tranquille, il se méfiait de ces deux rats partit précipitamment.

- Je vais encore vite chercher du bois, de plus grosses branches, histoire de requinquer Vincent avec un bon repas.

Neville se leva donc et alla chercher du plus gros boit, un peu soucieux a l’idée qu’ils pourraient se faire surprendre encore. Gardant ses sens en alertes. Il avait un mauvais pressentiment, et se disait que ces fichus fourrageurs pourrait bien revenir. L’avidité des hommes les poussait à bien des extrémités parfois. Quoiqu’il en soit il tacha de ne pas trop s’éloigner, à l’écoute des bruits, et surtout de leur bivouac de fortune, au cas où on appelait.

Neville

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